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Nuages arc-en-ciel
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Bienvenue sur mon blog,
J'y partage mes tribunes, discours, interventions et quelques récits de vie personnels où il est souvent question de Liberté et de pouvoir ! 

Dernière mise à jour : 22 juin 2025

Tribune parue dans le Journal l'Opinion le 5 janvier 2021

La politique n’est pas qu’une affaire de plomberie, c’est aussi une affaire de poésie », clame la députée du Nord, Valérie Petit, qui appelle à convoquer les sentiments des Français pour réussir la transition écologique.



Ce n’est ni une preuve scientifique, ni un discours politique qui ont fait de moi une écologiste convaincue, c’est une émotion, celle que nous ressentons face au spectacle grandiose et vibrant de la nature. Celle que narrent les astronautes qui ont contemplé la planète bleue depuis l’espace, celle que nous éprouvons sous un ciel étoilé, face à l’océan, dans les profondeurs de la forêt ou dans le regard d’un animal aimé. Une émotion presque magique, pour ne pas dire mystique, qui nous fait nous sentir tout petits mais connectés à quelque chose d’immense. Elle nous procure joie, gratitude, mais aussi le sens de nous-même et de notre responsabilité dans le « miracle » du vivant, ce « grand tout » que forment ensemble l’humain et la nature.

Adolescente née dans une cité bétonnée, je rêvais de fuir dans la forêt : quand enfin, j’emménageais près d’un petit bois, j’y passais des heures, seule ou avec mes camarades, dans une petite cabane faite de branchages. Le bruissement des arbres, le chant des oiseaux, le frémissement du vivant tout autour, me procuraient un sentiment d’émerveillement, presqu’une transcendance. J’en ressortais invariablement avec un sentiment de liberté et de plénitude personnelle, en même temps que de responsabilité immense vis-à-vis de ce cadeau qu’est, non pas seulement la nature, mais notre connexion avec elle.

De la forêt noire de Baden-Baden à la forêt magique de Paimpont, des châtaigniers majestueux de Virginie aux pins sacrés du mont Hua shan : depuis cette époque, je n’ai cessé de répondre à l’appel de la forêt, de la wilderness (nature sauvage) comme l’appellent les Américains. Plus tard, pour soutenir mon engagement politique et garder la trace de cette émotion, j’ai fait tatouer sur mon avant-bras, le symbole d’Artémis, déesse du monde sauvage, assorti de cette citation de l’écologiste libertaire H. D. Thoreau : « Toutes les bonnes choses sont libres et sauvages ».

« Pour changer sa manière de vivre, il faut bien plus que de bonnes raisons, il faut de bonnes émotions. Le cœur a des raisons que la raison politique ne peut plus ignorer, au risque d’échouer. »

Car l’émotion, dont l’étymologie signifie « se mettre en mouvement », est un puissant moteur de l’action. Cette émotion aussi puissante que singulière, que nous éprouvons au contact de la nature, les chercheurs l’appellent awe (la révérence). Les travaux récents de la psychologie positive montrent qu’elle n’est pas seulement source de bien-être physique et de joie : elle donne également du sens à nos vies et contribue à notre épanouissement individuel. Plus étonnant, elle nous pousse également à des comportements plus altruistes et plus responsables, notamment à l’endroit de l’environnement et du vivant.


« Libre et sauvage ». Dès lors, l’awe apparaît comme la réponse émotionnelle à cette question politique décisive : « Pourquoi, alors même que nous avons tous conscience de l’urgence climatique, ne sommes-nous pas capables collectivement d’accepter de changer nos modes de vie ? » Tout simplement, parce que les émotions négatives ou la contrainte imposée de l’extérieur ne suffisent pas pour lever les freins au changement comme le peut une émotion forte et positive qui meut chacun de l’intérieur.

Pour changer sa manière de vivre, il faut bien plus que de bonnes raisons, il faut de bonnes émotions. Le cœur a des raisons que la raison politique ne peut plus ignorer, au risque d’échouer. Si nous voulons que chaque citoyen, soit un acteur actif, libre et responsable de la transition écologique, nous devons aussi réensauvager les cœurs.

Osons dès lors un discours à contre-courant de l’époque, si prompt à craindre les émotions presque autant que la liberté de les exprimer : pour embarquer librement les Français dans la transition écologique, et faire de celle-ci une aventure personnelle aussi bien qu’une réussite collective, nous devrions aussi susciter une adhésion « libre et sauvage » à l’écologie, faire de celle-ci une émotion politique positive fondée sur la reconnexion avec la nature et le sauvage au quotidien.

Hausse des ambitions de l’Accord de Paris, loi Climat, Green Deal européen, One Planet Summit, COP15 sur la biodiversité, COP26 sur le climat : l’année 2021 sera la chance, enfin donnée, à une transformation écologique de notre économie et de notre société. Nous ne convaincrons pas les Français avec un discours politique nourrit uniquement de technique et de science. Car, comme le soulignent les scientifiques de l’émotion, il faut du plaisir, du sens et de la liberté pour persévérer. Et pour cela nous avons besoin d’émotions fortes et positives.

Il se trouve que la nature, qui n’en finit plus d’être généreuse avec l’homme, est aussi pourvoyeuse de ressources émotionnelles. Car la nature et la planète ne gisent pas mortes à nos pieds. Le vivant n’a pas dit son dernier mot. Nous ne devons pas « réparer la planète » comme des mécaniciens dépourvus d’âmes. Nous devons, avec force d’émotion, nous « unir au vivant » et coopérer pour organiser la résilience, localement et globalement.

Le travail entamé par l’Union internationale pour la conservation de la nature sur le développement des solutions basées sur la nature est exemplaire de ce nouveau paradigme : la biodiversité n’est pas un trésor perdu qu’il faut protéger, c’est un allié, avec qui il nous faut travailler en confiance et en intelligence pour notre bénéfice mutuel.

«Gandhi disait, à propos du changement, que l’on commence par se changer soi, puis autour de vous les gens changent et à la fin c’est le monde qui est transformé. Cessons donc, d’infantiliser les Français, et de leur dire quoi faire pour cocher la bonne case de l’écologie»

Il ne s’agit pas de dire à chacun de retourner vivre dans les bois ! Il ne s’agit pas non plus de tenir un discours romantique déconnecté du réel. Il s’agit d’abord de reconnaître, la place de l’émotion et du sens, dans l’engagement des individus au quotidien ; de faire de l’écologie une émotion politique nationale, positive, et qui résonne chez chacun.


Empreinte émotionnelle. Il s’agit ensuite de faire de cette émotion et de la reconnexion quotidienne à la nature, une grande cause nationale et un objectif pour tous les acteurs publics pourvoyeurs d’expériences et d’engagements au quotidien. La psychologue de l’environnement Lisa Garnier propose ainsi de permettre à chacun de nous de devenir un « pisteur » de la nature sauvage au quotidien. Et ce, afin de multiplier la force de ce lien émotionnel qui, en même temps qu’il nous lie à la nature, nous relie à nous-mêmes et aux autres.

Il s’agit enfin, de rappeler que cette émotion ne peut donner son plein potentiel de mise en mouvement que si elle s’accompagne de liberté individuelle : liberté de ressentir, liberté de s’exprimer, liberté d’imaginer, liberté de s’associer et liberté pour chacun de fabriquer sa propre transition. Gandhi disait, à propos du changement, que l’on commence par se changer soi, puis autour de vous les gens changent et à la fin c’est le monde qui est transformé. Cessons donc d’infantiliser les Français et de leur dire quoi faire pour cocher la bonne case de l’écologie. Donnons plutôt la capacité et la liberté de cultiver son jardin.

Ainsi, si le Président veut réussir le tournant écologique en s’appuyant sur les citoyens, son seul rôle, à présent, devrait être de narrer le récit de l’aventure à venir, et de faire de l’écologie et de la nature une grande émotion politique. Car c’est aussi de l’empreinte émotionnelle que nous saurons imprimer dans le cœur des Français que dépendra l’avenir de notre empreinte carbone ! La politique n’est pas qu’une affaire de plomberie, c’est aussi une affaire de poésie.

 
 
 

Dernière mise à jour : 22 juin 2025

Discours a la tribune de l'Assemblée nationale

vote du budget de la mission écologie

5 novembre 2021




« Sur l’écologie, comment voulez-vous qu’on vous crois alors que depuis des années vous ne faites rien, rien du tout ? ». Cette question c’est celle que m’a posée un lycéen de ma circonscription il y a 15 jours, tandis que j’étais venue échanger avec 200 élèves de terminale. Cette phrase, j’en suis certaine chers collègues, vous l’avez entendue des dizaines de fois.


Et chaque fois, vous avez eu beau énumérer l’incroyable liste des mesures en faveur de l’écologie que nous avons prises depuis le début de quinquennat ou encore rappelé le montant historique du budget, que nous consacrons cette année encore, à la transformation écologique de notre pays, chaque fois, rien n’y a fait !


Car c’est un fait et un paradoxe, que plus nous en faisons pour l’écologie, plus nous donnons l’impression de ne pas en faire assez, voire de ne rien faire !


A l’extrême gauche comme à l’extrême droite, ou comme chacun sait l’on ne fait pas grand-chose, on a très bien compris que l’action seule, ne suffit pas. Et que le pragmatisme ne peut tenir lieu de projet politique, encore moins de récit national. Car l’écologie c’est aussi un combat politique, un combat culturel, civilisationnelle. Et les populistes et extrémiste de tous poils l’ont bien compris : c’est maintenant, dans ce moment de fortes tension écologique et démocratique, que ce combat se joue été avec lui se forge la vision du monde, de l’homme, du vivant mais aussi de l’économie et de la démocratie qui présidera à notre destinée dans les décennies voire les siècles à venir.


Mes chers collègues, nous ne pouvons pas ignorer et encore moins abandonner ce combat et surtout la victoire à d’autres, dont nous pouvons légitiment douter de leur attachement a nos valeurs démocratiques et républicaines.

Au-delà des actions, nous devons enfin donner à celle-ci un horizon clair tout en assumant sans honte et même avec fierté d’avoir à notre tour une idéologie.


A notre tour donc de proposer un récit aux Français, à notre tour de nommer les idées et les valeurs qui fondent notre vision de la transformation écologique, à notre tour de dire à quel point celles-ci sont ancrées dans le meilleur de ce qu’est la France.

Mais pour cela je crains qu’il ne faille dire quelques gros mots mes chers collègues.


Libre-échange, c’est le premier gros mots. Faire du libre-échange la cause de tous les maux environnementaux ou fermer nos frontières en croyant éviter le défi démographique mondial qui s’annonce n’a pas de sens. La transformation écologique est un enjeu planétaire qui ne peut se construire que dans le cadre du multilatéralisme en liant ensemble, comme l’a rappelé Le Président de la République lors de la COP26, les agendas du climat, de la biodiversité et du commerce et ce, afin de transformer les règles de l’échange. N’oublions pas mes chers collègues ce qu’est le libre-échange, la liberté de circuler et de commercer qui toujours dans l’histoire du monde a permis le progrès de la paix et de la démocratie. Et nous ne voulons pas relever le défi climatique autrement qu’en faisant avancer cote à cote écologie etdémocratie.


Capitalisme, encore un gros mot qu’il va nous falloir prononcer. Non, mettre à bas le capitalisme n’accéléra pas la transformation écologique, non la décroissance n’est pas une nouvelle forme de prospérité, c’est juste une forme de misère organisée. Assumons là encore notre héritage libéral, assumons de vouloir transformer positivement le capitalisme tout en conservant le meilleur. Le meilleur du capitalisme, c’est la concurrence qui permet l’innovation puis la démocratisation en matière de production d’énergie décarbonée, le capitalisme ce sont les mécanismes de marché comme celui du marché carbone qui permet de faire émerger les entreprises et les pays champions de la transition, Le capitalisme enfin c’est le capital privé, oui, le capital quel horrible mot, c’est-à-dire les milliards d’investissement qu’il va bien falloir trouver si nous voulons financer la transition écologique sans abimer l’indépendance des états et la liberté des peuples par une dette publique insoutenable.


Et je ne termine pas un dernier gros mot, mon préféré. Celui de libéralisme. Non, nous ne relèverons pas le défi écologique à coup de planification, de punition, de restriction, d’infantilisation, le tout administré par un état qui nous assène des leçons de morale ou de sapin de noël. Ce défi nous le relèverons en faisant confiance aux individus, et en en finissant avec une écologie de la norme qui contraint, pour une écologie

de liberté, qui donne le pouvoir de faire : aux citoyens, aux associations, aux entreprises.


libre-échange, capitalisme, libéralisme libéralisme, n’ayons plus peur de ces gros mots car ils n’en sont pas. Nos opposants les ont rendus obscènes à dessein pour nous priver de la grande idée qu’il désigne, une idée subversive, une idée qui est le cœur battant de notre République : cette idée c’est celle de liberté.


Une écologie de liberté, voila je le crois, derrière les actions et les chiffres de ce budget, ce que nous devons défendre Madame la Ministre et c’est pourquoi, le groupe Agir ensemble, fidèle à ses valeurs libérales et humanistes, votera les crédits de la mission Ecologie, mobilités et développement durable.

 
 
 
  • Photo du rédacteur: Valerie Petit
    Valerie Petit
  • 29 oct. 2021
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 juil. 2022

intervention à la tribune sur la mission budgétaire "Conseil et Contrôle de l'Etat et hommage a Tocqueville, Montesquieu et Hayek ! (Et Lénine)

Il y a 622 jours, le 24 Mars 2020, la France, confrontée à l’une des plus graves épidémies de son histoire, faisait montre d’un certain sens de l’innovation juridique en créant et en instaurant le nouveau régime exceptionnel de « l’état d’urgence sanitaire »

A l’instar de l’Etat d’urgence défini par la loi du 3 avril 1955, ce nouvel état d’urgence sanitaire prévoit que les libertés fondamentales peuvent être restreintes afin de répondre avec rapidité et efficacité à un péril imminent et d’ampleur pour la Nation. Il prévoit, pour se faire, un renforcement et un élargissement des pouvoirs du Premier Ministre, du Gouvernement et des Administrations de l’Etat, au détriment notamment des pouvoirs du Parlement constitutionnellement en charge de son contrôle.


Rappelons ici qu’à l’époque tous les pays confrontés à la pandémie n’ont pas fait le choix de l’état d’urgence : l’Allemagne et le Royaume-Uni ont mobilisé la loi ordinaire pour établir les mesures d’urgence. Et même parmi les pays qui ont déclaré un « état d’alerte » c’est le cas de l’Espagne par exemple, les mesures d’urgences n’ont pas débouché sur un pouvoir aussi exorbitant de l’Etat que celui qui lui a été concédé en France.

En France, au contraire, sous la pression légitime des vies à sauver, nous avons cédé sans nous défendre vraiment à notre passion pour ne pas dire à notre obsession pour l’Etat. Et celui-ci, à son tour, a succombé à l’hubris, cette maladie en forme d’ivresse du pouvoir, qui pousse à en vouloir toujours plus car comme disait Montesquieu : « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».

Au plus fort de la crise, voilà donc l’Etat qui administre notre quotidien jusque dans ses recoins les plus intimes, du repas de famille (pas plus de six) à la chambre à coucher (pas plus de deux). Ce faisant, il réalise la prophétie de Tocqueville, je le cite : « Au-dessus de nous, l’Etat s'élève tel un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer notre jouissance et de veiller sur notre sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à nous fixer irrévocablement dans l’enfance. Tous les jours il nous rend moins utile et plus rare l'emploi de notre libre arbitre ; nous dérobe peu à peu jusqu'à l'usage de nous-mêmes »

Ce pouvoir de l’Etat qui s’étend sur nos vies et rogne sur les libertés de nos concitoyens, se nourrit de pouvoirs abandonnés par le parlement. Car rappelons-le, L’état d’urgence n’est pas une obligation mais une facilité et une concession provisoire faite par le Parlement au pouvoir exécutif. Il est donc attendu de la part de celui-ci qu’il donne des gages de sa capacité à retenir lui-même son pouvoir dans des limites acceptables.



Ainsi, depuis 2 ans, le parlement, notre parlement, lors de chaque vote sur l’Etat d’urgence a choisi de faire confiance au gouvernement et à l’Etat pour se réguler. De faire confiance, pour ne pas céder à l’hubris du pouvoir, abandonnant, au nom de la santé des Français, son pouvoir de contrôle.


Mais vous le savez, mes chers collègues, la confiance n’exclue pas le contrôle !

Comment dès lors ne pas se réjouir de voir augmenter les crédits alloués à ceux qui sont en charge de conseiller et surtout de contrôler l’action de l’Etat, à ceux qui depuis deux ans ont pris le relais du parlement ?


Comment ne pas se réjouir par exemple de voir augmenter les crédits alloués à la justice administrative et notamment au Conseil d’Etat, celui-là même qui, a plus de 10 reprises a su rappeler à l’exécutif le sens de la mesure, tandis notre parlement s’était assoupi ?

Comment ne pas se réjouir encore de voir augmenter les crédits alloués à la cour des comptes, celle-là même qui en juin dernier alertait sur la crue de l’endettement public tandis que notre parlement était occupé à amender la tuyauterie ?


Mes chers collègues, il est temps de relire La route de la Servitude, cet ouvrage prophétique de l’un des plus grands penseurs libéraux de notre temps. En 1943, Hayek, qui s’inquiétait de la montée du planisme socialiste en Europe, nous alertait déjà sur le risque pour nos démocraties libérales, d’un affaiblissement du parlement. Le danger du planisme expliquait-il c’est que le parlement tout affairé à perfectionner les détails de l’ingérence étatique et les rouages de l’ingénierie administrative, perd de vue la ligne d’horizons de notre démocratie : celle du débat sur les grandes orientations de notre pays.


Mes chers collègues, c’est donc avec une pensée émue pour Hayek, pour Montesquieu et pour Tocqueville, en même temps qu’avec une affection solidaire pour notre parlement, que le groupe Agir ensemble votera avec conviction ces crédits qui viennent renforcer les acteurs du conseil et du contrôle de l’action de l’Etat.

Et je terminerai sur cette phrase d’Albert Einstein, en forme de rappel : “N’oublions pas que L'Etat est notre serviteur et que nous n'avons pas à en être les esclaves.”



 
 
 
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